Monday, April 6, 2015

Haitian Farmers: Unibank Making Land-Grab in Lafiteau (Cabaret)

A brief synopsis of the situation. French and English (Google translation) language versions of the situation (as described by AJ) are included below.
The government of Martelly/Lamothe granted a license for the construction of Port Lafito and hastened to build seven miles of road between Simonette and this Lafiteau development project. Workers in Cabaret calculated the creation of 25,000 jobs, not counting indirect jobs create by support industries with wages equivalent to Northern industries. It was unbelievable, a people who felt abandoned by their own government had the glimmer of hope that for once the private sector was living up to their mission.

However, Two years later, when the projects were well advanced in their construction and were about to become operational, Unibank made a sudden appearance to do everything to stop the project, under the pretext that the project lands belong to them.

The Unibank has indicated that 10 years ago the heirs had promised them the sale of what had been desert land but was suddenly flourishing, and that even if they have not paid for these lands, they belonged to them. The population immediately decried this  unacceptable 'commercial banking dictatorship.'

The people of Lafiteau (Cabaret) are fighting for the right to work and earn an honest living in the face of a duplicitous land-grab by Unibank of Haiti.

The claim is not simple and is related to the fact that the Baussan group has a monopoly (offered under Préval) on port activities in Haiti, and believes that its interests would be jeopardized by competition from these port sites in Lafiteau, too close to Moulins d'Haiti owned by Unibank. The Unibank Group seeks to get their hands on the neighboring lands according to angry farmers.

AFFAIRE LAFITEAU-UNIBANK :
LA MOBILISATION POPULAIRE A LAFITEAU (CABARET) CONTINUE
Par Alicia Joseph

Nous voilà dans la commune de Cabaret, plus précisément, au cœur des sections communales de Sous Matelas, Simonette, Titanyen et Lafiteau. Une région du pays que le temps semble avoir oublié et où le développement a té complètement ignoré. C'est une région désertique, où le vent ne cesse de remuer la poussière, un rappel constant à sa population d'un avenir sombre et sans espoir.

En 2012, deux ans après la destruction de Port-au-Prince par le tremblement de terre, un projet d'une zone économique intégré a été annoncé pour la 9e section communale de Cabaret à Lafiteau.

Le gouvernement Martelly/ Lamothe infusa des fonds de la BNC, le Fond de Developpement Industriel (FDI) s'impliqua et la Banque Mondiale offrit une partie du financement. Le gouvernement octroya une licence pour la construction de Port Lafito et s’empressa de construire sept kilomètres de route reliant Simonette et Lafiteau à ce projet de développement.

Les groupes d’ouvriers à Cabaret calculèrent la possibilité de 25,000 emplois sans compter les emplois indirects à creer par les industries de support avec des salaires comme ceux appliqués dans les industries des pays du Nord. On n'en croyait pas ses oreilles !

LES REVENDICATIONS DES MASSES

Au cours d’une réunion mouvementée avec les investisseurs, le chef de file des syndicalistes de Lafiteau, Jules Daguerre, au nom des revendications des masses, exigea l’installation d’une usine électrique de 25 mégawatts, en vue de desservir la population de Cabaret, question de lancer un signal clair et de reléguer l’obscurité au passé.

Ils exigèrent un salaire décent et le droit de se mobiliser en syndicats à l’intérieur des usines. Ils demandèrent entre autres une centrale de traitement d’eau. En effet, l'eau des maigres pluies, qui aujourd’hui ne font que transporter la terre des collines avoisinantes vers la mer devrait etre captée et retenue dans trois bassins pouvant retenir 21 millions gallons d'eau.

Le Port Lafto représente depuis lors des investissements de l'ordre de $150 millions de dollars américains pour les deux prochaines années et certainement dépassera les $300 millions d’ici son achèvement, selon ses promoteurs du GBGroupe. Des syndicats de paysans et d’ouvriers se sont vite formés en coopératives à l’image de ceux du Brésil et de Cuba pour exiger et obtenir la création d’une usine d’engrais à distribuer aux coopératives. Cet énorme projet d'industrialisation moderne devenait communaliste.

Une lueur d’espoir pour un peuple qui se sentait délaissé par leur propre gouvernement. Pour une fois le secteur privé haitien se montrait à la hauteur de sa mission.

Deux ans après , au moment où les chantiers bien avancés dans leur construction s’apprêtait à devenir opérationnels, la UNIBANK a fait une soudaine apparition pour tout faire stopper, sous pretexte que les terres du projet lui appartiennent.

La Unibank a fait savoir qu' qu’il y a 10 ans les héritiers lui avaient fait une promesse de vente sur ces terres désertiques devenues soudainement florissantes, et que meme si elle n'avait rien payé ces terres lui appartiennent. La population a crié tout de suite à une "dictature commerciale bancaire" inacceptable.

La réclamation n’est pas simple et est liée au fait que le groupe Baussan qui détient un monopole (que lui avait offert Préval) sur les activits portuaires en Haiti, estime que ses interets seraient mis en danger par la concurrence de ces chantiers du Port Lafiteau , trop proches des Moulins d'Haiti qui appartiennent à la Unibank. Le groupe Unibank chercherait à mettre la main sur les terres de son voisin, selon les paysans en colère.

CAPITALISME ET MARCHE LIBRE

Comme tous les capitalistes haitiens qui ne respectent pas le principe du marché libre et de la libre concurrence, Baussan et ses associés de la Unibank ont brandi leurs canons et ont obtenu du Tribunal des Référés, un arret des travaux .

"La Unibank est entrée dans une bataille sans titre ni qualité", selon les héritiers qui afirment n’avoir jamais négocié de ventes de leurs terres à cette institution bancaire "assez gourmande", disent-ils, qui possède la Dinepa (Direction Nationale d’Eau Potable) le National ( qui contrôle la distribution du pétrole en Haiti) et qui brasse toutes sortes d’affaires financieres dont celles de la Minoterie qu’elle a rebaptisé Moulins d’Haiti, sans oublier sa possession du Warf d'Haiti à travers les Baussan.

L’objectif serait de boycotter Lafiteau, selon les leaders de la zone. Pour obtenir une ordonnance contre le GBGroupe, la banque aurait usé de "subterfuges", Le juge qui en tribunal avait admis qu’il n’avait pas les qualités requises pour rendre jugement sur les droits de propriétés , malgré tout, a ordonné la fermeture des chantiers.

Fort de ce jugement, les avocats de la UNIBANK accompagnés d’un juge de paix et de la police ont procédé à la fermeture des chantiers et à l’arrestation illégalement de deux ouvriers. Depuis lors les routes sont bloquées dans la région par intermittance et des manifestations de paysans et d’ouvriers se poursuivent sans arret. Le Port Lafito et les heritiers Vieux et Roy auraient attaqué en justice la Unibank et une centaine de ces ouvriers ont signé une Pétition contre la Unibank.

A chaque manifestation, sont débarqués des camions de l’UDMO usant de gaz lacrymogène, et de batons pour rouvrir les routes et matraquer les contestataires. Certains de ces agents auraient mis à sac les maisons et cahutes de la zone. Certains médias sont réticents à faire état des abus avons-nous appris. Certaines stations de radio auraient reçu des menaces d’annulation de publicités, d’autres, des menaces de rappel de leurs lignes de crédit. Et enfin, d’autres auraient vu leurs montants mensuels de publicité doublés avec des contrats sur un an, selon certaines rumeurs.

"Si cela se confirme ce serait unevraie tristesse de voir ces medias se couber sous l’influence d’une dictature économique après avoir lutté si long et si fort pour la liberté de la presse et se mettre aux ordres!" se lamentent certains observateurs. Ce serait une tristesse de voir le serment de Théophraste qui rappelle que la presse doit de résister aux pressions , complètement bafoué.

Imagine ce que cela veut dire si une Banque arrivait à s’opposer à la libre concurrence du secteur maritime, contrôlertait la police, influencerait la justice et s’achèterait une partie de la presse ?

Les habitants de Lafiteau (Cabaret) refusent meme d'y penser. Ils continuent de se battre pour le droit de travailler et de gagner honnêtement leurs vies, d'apres leurs leaders. Ils se battent, disent-ils pour un avenir meilleur dans un pays où malheureusement cet espoir est souvent réduit néant. Œuvrer pour une humanité libre et redonner espoir à cette population qui ne réclame que le droit d’exister…



English translation by Google
LAFITEAU-Unibank CASE:
POPULAR MOBILIZATION LAFITEAU (CABARET) CONTINUOUS

By Alicia Joseph

Here we are in the town of Cabaret, specifically, in the heart of communal sections of Sub Mattresses, Simonette Titanyen and Lafiteau. A region of the country that the time seems to have forgotten where the development side has completely ignored. This is a desert region where the wind is constantly stirring up dust, a constant reminder to the population of a dark future and without hope.

In 2012, two years after the destruction of Port-au-Prince by the earthquake, a project of integrated economic area was announced for the 9th communal section of Cabaret in Lafiteau.

The government Martelly / Lamothe infused funds from the BNC, the Industrial Development Fund (IDF) was involved and the World Bank offered some funding. The government granted a license for the construction of Port Lafito and hastened to build seven miles of road between Simonette and Lafiteau this development project.

Groups of workers in Cabaret calculèrent the possibility of 25,000 jobs not counting indirect jobs create by the support industries with wages as those used in the North of industries. We do not believe it!


CLAIMS BY THE POPULATION OF LATIFEAU


During an eventful meeting with investors, the leader of trade unionists Lafiteau, Jules Daguerre, on behalf of the demands of the masses, required the installation of a power plant of 25 megawatts, to serve the population of Cabaret, issue to send a clear signal and relegate the dark past.

They demanded a living wage and the right to engage in trade unions inside the factories. They asked each other a water treatment plant. Indeed, water scarce rains, which now only remove the land from the surrounding hills to the sea should be caught and held in three pools that can hold 21 million gallons of water.

The Port is Lafto since investments of approximately $ 150 million US dollars for the next two years and will certainly exceed $ 300 million by its completion, according to its promoters GBGroupe. Farmers unions and workers were quickly formed cooperatives like those of Brazil and Cuba to demand and obtain the creation of a fertilizer plant for distribution cooperatives. This huge modern industrialization project became communalist.

A glimmer of hope for a people who felt abandoned by their own government. For once the Haitian private sector showed up to its mission.

Two years later, when the projects well advanced in their construction was about to become operational, Unibank made a sudden appearance to do everything to stop, under the pretext that the project lands belong to him.

Unibank has indicated that there is 10 years old heirs had made him a promise of sale on these desert lands suddenly become successful, and that even if she had not paid the land belongs to him. The people shouted at once to a "commercial banking dictatorship" unacceptable.

The claim is not simple and is related to the fact that the Baussan group has a monopoly (which had offered him Préval) on port activities in Haiti, believes that its interests would be jeopardized by

competition from these port sites Lafiteau, too close to Moulins d'Haiti owned Unibank. The Unibank Group seek to get their hands on the land of his neighbor, according to the farmers angry.


CAPITALISM AND FREE MARKET


Like all Haitian capitalists who do not respect the principle of free market and free competition, Baussan and associates of Unibank waved their guns and obtained the Court in summary proceedings, a stop work.

"The Unibank has entered a battle without title or quality," according to the heirs who afirment have never negotiated sale of their land to this bank "greedy enough", they say, has the DINEPA (Direction Nationale d Drinking Water) National (which controls the oil distribution in Haiti) and brews all kinds of financial affairs including those of Milling she renamed Moulins d'Haiti, plus possession of Haiti to the Warf through Baussan.

The objective would be to boycott Lafiteau, according to leaders of the area. For an order against the GBGroupe, the bank would have used "subterfuge" judge who had admitted in court that he was not qualified to make judgments about property rights nevertheless ordered the closure building sites.

With this ruling, lawyers Unibank accompanied by a magistrate and police conducted the closure of sites and the arrest of two illegal workers. Since the roads are blocked in the area intermittently and manifestations of peasants and workers continue without stop. The Port Lafito and heirs Old and Roy would have sued Unibank and a hundred of these workers have signed a petition against the Unibank.

At each event, landed trucks UDMO making use of tear gas and batons to reopen roads and clubbing protesters. Some of these agents have ransacked the houses and huts in the area. Some media are reluctant to report abuse we learned. Some radio stations have received threats cancellation of advertisements, others recall threats of their credit lines. And finally, others have seen their monthly payments publicity lined with contracts over a year, according to some rumors.

"If confirmed it would be sad to see these unevraie media couber is under the influence of an economic dictatorship after struggling so long and hard for the freedom of the press and get the orders!" some observers lament. It would be a sad to see the oath of Theophrastus who recalled that the press must resist pressure completely violated.

Imagine what it means if a bank came to oppose the free competition in the maritime sector, contrôlertait police, justice and influence would buy a portion of the press?

The people of Lafiteau (Cabaret) refuse even to think. They continue to fight for the right to work and earn an honest their lives, after their leaders. They fight, they say for a better future in a country where, unfortunately, this hope is often reduced to nothingness.

Working for a free humanity and give hope to the population that does not claim the right to exist ...

ABOUT UNIBANK:
Type
Industry
Founded
Headquarters

Key people
Private
Financial
1992
157, rue Faubert
Pétion-Ville, Haiti
F. Carl Braun
(Chairman and CEO)
Revenue
Net Income
Total assets
Employees
Website
US$ 76.3 million (2010)
US$ 17.9 million (2010)US$ 1,032 billion (2010)
899 (2010)
UnibankHaiti.com

Unibank, S.A. is one of Haiti's two largest private commercial banks. The bank was founded in 1992 by a group of Haitian investors and is the main company of Groupe Financier National (GFN). It opened its first office in July 1993 in downtown Port-au-Prince and has 38 branches throughout the country as of 2010.

Today, Unibank is the parent company of a group of subsidiaries each concentrating in a specific financial area. Read more at: unibankhaiti.com

For more information on protests, marches, boycots and other activities in solidarity with the farmers of Lafiteau contact: Alicia Joseph at haitinewsgroup@gmail.com

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